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srijeda, 10. srpnja 2013.

LEBLANC, Maurice - "Arsene Lupine protiv Sherlocka Holmesa"

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Le soir même, l’ayant placé dans sa chambre avec l’aide d’Hortense, la bonne, elle nettoya les tiroirs et rangea soigneusement ses papiers, ses boîtes à lettres, sa correspondance, ses collections de cartes postales, et quelques souvenirs furtifs qu’elle conservait en l’honneur de son cousin Philippe.
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Noch am gleichen Abend stellte sie den Tisch mit Hilfe des Hausmädchens Hortense in ihr Zimmer, säuberte die Schubladen und legte sorgfältig ihre Papiere, das Briefpapier, ihre Briefe, die gesammelten Ansichtskarten und einige heimliche Schätze hinein, die sie zur Erinnerung an ihren Vetter Philippe aufbe¬wahrte.
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Iste večeri, nakon što je stavljen u svojoj sobi uz pomoć Hortense, dobro, ona je čisti ladice i pomno uređena svoje radove, svoje poštanske sandučiće, dopisivanja, kolekcije razglednica, suvenira i neki stealth ona čuva u čast svog bratića Filipa.
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Le lendemain, à sept heures et demie, M. Gerbois se rendit au lycée. À dix heures, Suzanne, suivant une habitude quotidienne, l’attendait à la sortie, et c’était un grand plaisir pour lui que d’aviser, sur le trottoir opposé à la grille, sa silhouette gracieuse et son sourire d’enfant.
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Am nächsten Morgen ging Monsieur Gerbois um halb acht Uhr ins Gymnasium. Um zehn Uhr erwartete ihn Suzanne wie alle Tage am Ausgang; für ihn war es immer eine große Freude, am Gitter auf dem gegenüberliegenden Gehweg ihre grazile Erscheinung mit dem Kinderlächeln zu entdecken.
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Sljedećeg jutra u pola osam, gospodine Gerbois otišao u školu. U deset sati, Suzanne, nakon dnevne rutine, očekivani izlaz, a to je veliko zadovoljstvo da ga savjetuju na pločniku nasuprot vrata, njegova silueta i graciozan dijete smiješi.
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Ils s’en revinrent ensemble.
– Et ton secrétaire ?
– Une pure merveille ! Hortense et moi, nous avons fait les cuivres. On dirait de l’or.
– Ainsi tu es contente ?
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Sie gingen zusammen nach Hause.
»Und dein Schreibtisch?«
»Ein wahres Wunder! Hortense und ich haben die Messingbe¬schläge geputzt. Man könnte meinen, es wäre Gold.«
»Du bist also zufrieden?«
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Vratili su se zajedno.
- A vaša tajnica?
- Apsolutno prekrasna! Hortense je i sam napravio mjed. Izgleda kao zlato.
- Tako si sretna?
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– Si je suis contente ! C’est-à-dire que je ne sais pas comment j’ai pu m’en passer jusqu’ici.
Ils traversèrent le jardin qui précède la maison. M. Gerbois proposa :
– Nous pourrions aller le voir avant le déjeuner ?
– Oh ! oui, c’est une bonne idée.
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»Und wie! Ich weiß nicht, wie ich bisher ohne ihn auskommen konnte.«
Sie durchquerten den Garten vor dem Haus. Monsieur Gerbois schlug vor:
»Können wir ihn vor dem Essen noch ansehen?«
»Oh, ja, das ist eine gute Idee.«
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- Ako sam sretna! To je za reći, ne znam kako sam mogla živjeti bez njega do sada.
Hodali su kroz vrt pred kuću. G. Gerbois predlaže:
- Mogli bismo ga vidjeti prije ručka?
- Oh! da, to je dobra ideja.
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Elle monta la première, mais, arrivée au seuil de sa chambre, elle poussa un cri d’effarement.
– Qu’y a-t-il donc ? balbutia M. Gerbois.
À son tour il entra dans la chambre. Le secrétaire n’y était plus.
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Sie stieg vor ihm die Treppe hinauf; als sie aber auf der Schwelle ihres Zimmers stand, stieß sie einen entsetzten Schrei aus.
»Was ist denn?« stammelte Monsieur Gerbois.
Er trat ebenfalls ins Zimmer. Der Schreibtisch war verschwunden.
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Ona je otišla prva, ali stigao je na pragu svoje sobe, ona je ispustila krik očaja.
- Što je on onda? promucao g. Gerbois.
S druge strane on je ušao u sobu.Tajnik nije bio tamo.
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utorak, 25. lipnja 2013.

ZOLA, Emile - "Radost života"

I
Comme six heures sonnaient au coucou de la salle à manger, Chanteau perdit tout espoir. Il se leva péniblement du fauteuil où il chauffait ses lourdes jambes de goutteux, devant un feu de coke. .....
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I
Kao i šest udario kukati blagovaona, Chanteaus izgubili svaku nadu. Ustao je bolno stolicu gdje je grijao mu teške noge giht prije koksne požara. .....
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..... Depuis deux heures, il attendait madame Chanteau, qui, après une absence de cinq semaines, ramenait ce jour-là de Paris leur petite cousine Pauline Quenu, une orpheline de dix ans, dont le ménage avait accepté la tutelle.
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..... Za dva sata je čekao Madame Chanteau koji je, nakon odsutnosti od pet tjedana, donio ovaj dan Parizu pavlinskog Quenu njihov rođak, siroče od deset, čija domaćinstva prihvatio skrbništvo.
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— C’est inconcevable, Véronique, dit-il en poussant la porte de la cuisine. Il leur est arrivé un malheur.
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- Nezamislivo je, Veronica, rekao je, gurajući vrata kuhinje. To je nesreća što im se dogodilo.
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La bonne, une grande fille de trente-cinq ans, avec des mains d’homme et une face de gendarme, était en train d’écarter du feu un gigot qui allait être certainement trop cuit. Elle ne grondait pas, mais une colère blêmissait la peau rude de ses joues.
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Dobro, velika djevojka od trideset pet godina, s ljudske ruke i lice je policajac pokušava ukloniti s vatre i nogu koje bi sigurno biti prekuhano. Ona nije korio, ali bijes blijedjela grubu kožu obrazima.
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— Madame sera restée à Paris, dit-elle sèchement. Avec toutes ces histoires qui n’en finissent plus et qui mettent la maison en l’air !
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- Gospođo će ostati u Parizu, rekla je suho. Uz sve ove priče koja nikad kraja i staviti kuću!
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— Non, non, expliqua Chanteau, la dépêche d’hier soir annonçait le règlement définitif des affaires de la petite… Madame a dû arriver ce matin à Caen, où elle s’est arrêtée pour passer chez Davoine. .....
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- Ne, objasnio Chanteaus, telegrama sinoć je najavio konačno rješenje poslovima malen ... Madame stigao je jutros u Caen, gdje je prestao ići preko Davoine. .....
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..... À une heure, elle reprenait le train ; à deux heures, elle descendait à Bayeux ; à trois heures, l’omnibus du père Malivoire la déposait à Arromanches, et si même Malivoire n’a pas attelé tout de suite sa vieille berline, madame aurait pu être ici vers quatre heures, quatre heures et demie au plus tard ... Il n’y a guère que dix kilomètres d’Arromanches à Bonneville.
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..... À une heure, elle reprenait le train ; à deux heures, elle descendait à Bayeux ; à trois heures, l’omnibus du père Malivoire la déposait à Arromanches, et si même Malivoire n’a pas attelé tout de suite sa vieille berline, madame aurait pu être ici vers quatre heures, quatre heures et demie au plus tard ... Il n’y a guère que dix kilomètres d’Arromanches à Bonneville.
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La cuisinière, les yeux sur son gigot, écoutait tous ces calculs, en hochant la tête. Il ajouta, après une hésitation :
— Tu devrais aller voir au coin de la route, Véronique.
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Kuhar, oči su mu na nogu, čuli sve ove izračune, odmahujući glavom. Dodao je, nakon trenutka oklijevanja:
- Trebao bi ići na uglu ceste, Veronica.
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Elle le regarda, plus pâle encore de colère contenue.
— Tiens ! pourquoi ?… Puisque monsieur Lazare est déjà dehors, à patauger à leur rencontre, ce n’est pas la peine que j’aille me crotter jusqu’aux reins.
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Izgledala je svjetlija sadržane bijes.
- Hej! zašto? ... Budući da je gospodin Lazar je već izašla, gaziti kako bi im u susret, to nije bol idem muljevito mi bubrege.
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— C’est que, murmura Chanteau doucement, je finis par être inquiet aussi de mon fils… Lui non plus ne reparaît pas. Que peut-il faire sur la route, depuis une heure ?
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- Bilo je to tiho šapnuo Chanteaus, sam završiti se zabrinuti su mog sina ... On se također ne pojavljuje. Što se može učiniti na cesti za sat vremena?
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Alors, sans parler davantage, Véronique prit à un clou un vieux châle de laine noire, dont elle s’enveloppa la tête et les épaules. Puis, comme son maître la suivait dans le corridor, elle lui dit brusquement :
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Dakle, bez daljnjeg razgovora, Veronica je čavao stari crni vuneni šal, ona je zamotan joj glavu i ramena. Tada, kao i njegov gospodar njom u hodniku, rekla je odjednom:
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nedjelja, 23. lipnja 2013.

GABORIAU, Emile - "Afera Lerouge"

I

Le jeudi 6 mars 1862, surlendemain du mardi-gras, cinq femmes du village de La Jonchère se présentaient au bureau de police de Bougival.

Elles racontaient que depuis deux jours personne n’avait aperçu une de leurs voisines, la veuve Lerouge, qui habitait seule une maisonnette isolée. À plusieurs reprises, elles avaient frappé en vain. Les fenêtres comme la porte étant exactement fermées, il avait été impossible de jeter un coup d’œil à l’intérieur. Ce silence, cette disparition les inquiétaient. Redoutant un crime, ou tout au moins un accident, elles demandaient que « la Justice » voulût bien, pour les rassurer, forcer la porte et pénétrer dans la maison.
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I

Četvrtak, 6 ožujka, 1862, dan nakon Pokladni utorak, pet žena iz sela La Jonchère se predstavili u policijsku Bougival.

Oni su rekli da su dva dana nitko nije vidio jednu od svojih susjeda, udovica Lerouge, koji je živio samo izoliranu kuću. U nekoliko navrata, oni su udarali uzalud. Prozori su vrata zatvorena je točno, bilo je nemoguće da se pogled iznutra. Ova šutnja, to u pitanju nestanak. Bojeći se zločin, ili barem jedan od nezgode, pitali su da je "Pravda" je bio spreman, uvjeravati ih, prisiljavajući vrata i ući u kuću.
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I

U četvrtak, 6. marta 1862. godine, dan nakon poklada, pet žena iz sela La Jonchère je došlo u policijski ured u Bougivalu.

One su ispričale da dva dana nitko nije vidio jednu od njihovih susjeda, udovicu Lerouge, koja je živjela sama u jednoj osamljenoj kućici. U nekoliko navrata su one lupale uzalud na njena vrata. Prozori, kao i vrata, su bili zatvoreni, tako da nije bilo moguće baciti pogled u unutrašnjost kuće. Ta tišina i taj nestanak su ih uznemirili. Bojeći se zločina ili u najmanju ruku neke nesreće, one zahtjevaju da "Pravosuđe", kako bi ih umirilo, provali vrata i na silu uđe u kuću.
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Bougival est un pays aimable, peuplé tous les dimanches de canotiers et de canotières ; on y relève beaucoup de délits, mais les crimes y sont rares. Le commissaire refusa donc d’abord de se rendre à la prière des solliciteuses. Cependant elles firent si bien, elles insistèrent tant et si longtemps, que le magistrat fatigué céda. Il envoya chercher le brigadier de gendarmerie et deux de ses hommes, requit un serrurier et, ainsi accompagné, suivit les voisines de la veuve Lerouge.
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Bougival je prijateljska zemlja, naseljen svake nedjelje nautičare i canotières, postoji suočava mnoge zločine, ali zločini su rijetki.Povjerenik stoga isprva odbila ići na molitvu solliciteuses. Međutim, oni to nisu, oni su inzistirali toliko i toliko dugo da je sudac dao umorni. On je poslao za narednika policije i dvojica njegovih ljudi, zatražio bravara i tako pratnji, slijedi blizini je udovica Lerouge.
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Bougival je prijazno mjesto, svake nedjelje napučeno nautičarima i nautičarkama; dešava se dosta prekršaja, ali zločini su rijetki. Komesar je stoga isprva odbio molbu žena. One su, međutim, bile uporne i tako dugo su inzistirale dok magistrat, sav iscrpljen, nije popustio. On je poslao narednika žandarmerije i dvojicu njegovih ljudi, naredio da potraže bravara i tako su oni, u pratnji njenih susjeda, pošli prema kući udovice Lerouge.
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La Jonchère doit quelque célébrité à l’inventeur du chemin de fer à glissement qui, depuis plusieurs années, y fait avec plus de persévérance que de succès des expériences publiques de son système. C’est un hameau sans importance, assis sur la pente du coteau qui domine la Seine, entre la Malmaison et Bougival. Il est à vingt minutes environ de la grande route qui va de Paris à Saint-Germain en passant par Rueil et Port-Marly. Un chemin escarpé, inconnu aux ponts et chaussées, y conduit.
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Jonchère je zvijezda izumitelj željezničkog listiću koji se, za nekoliko godina, to je s više upornosti nego uspješnih javnih iskustvima svom sustavu. To je nevažno zaseoku sjedi na padini brda s pogledom na Seinu između Bougival i Malmaison. To je oko dvadesetak minuta od glavne ceste koja vodi do Paris Saint-Germain do Rueil i Port-Marly.Strma, nepoznata cesta i mostova koje vode do njega.
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La petite troupe, les gendarmes en tête, suivit donc la large chaussée qui endigue la Seine à cet endroit, et bientôt, tournant à droite, s’engagea dans le chemin de traverse, bordé de murs et profondément encaissé.
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Mali bend, žandari glavu, pa je slijedio široku cestu koja brane Seine u ovom trenutku, i ubrzo skrenuti desno, sudjelovali u Diagon Alley, obloženi zidovi i duboko urezani.
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Après quelques centaines de pas, on arriva devant une habitation aussi modeste que possible, mais d’honnête apparence. Cette maison, cette chaumière plutôt, devait avoir été bâtie par quelque boutiquier parisien, amoureux de la belle nature, car tous les arbres avaient été soigneusement abattus. Plus profonde que large, elle se composait d’un rez-de-chaussée de deux pièces, avec un grenier au-dessus. Autour s’étendait un jardin à peine entretenu, mal protégé contre les maraudeurs par un mur en pierres sèches d’un mètre de haut environ, qui encore s’écroulait par places. Une légère grille de bois tournant dans des attaches de fil de fer donnait accès dans le jardin.
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Nakon nekoliko stotina metara, došli smo do skromne kuće što je više moguće, ali pošten izgled. Ova kuća, vikendica, a, trebao je biti izgrađen od strane pariškog trgovca, ljubitelj lijepe prirode, jer svi su stabla bila pomno pucao. Dublje nego što je širok, sastojao se od dvije spavaće sobe u prizemlju s potkrovljem iznad. Rastegnut oko vrta jedva održava, slabo zaštićena od pljačkaši zidom na suho oko jedan metar visoki kameni dalje srušila na mjestima.Svjetlo drvene rešetke okretanje spajala žice dao pristup vrtu.
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— C’est ici, dirent les femmes.

Le commissaire de police s’arrêta. Pendant le trajet, sa suite s’était rapidement grossie de tous les badauds et de tous les désœuvrés du pays. Il était maintenant entouré d’une quarantaine de curieux.

— Que personne ne pénètre dans le jardin, dit-il.

Et, pour être certain d’être obéi, il plaça les deux gendarmes en faction devant l’entrée, et s’avança escorté du brigadier de gendarmerie et du serrurier.
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- To je ovdje, rekao žene.

Policijski komesar zaustavljen. Tijekom putovanja, njegov nastavak ubrzo veliča sve neuredne i ukupnog broja nezaposlenih u zemlji. Sada je bio okružen četrdeset i znatiželjni.

- Neka nitko ne ulazi u vrt, rekao je.

I biti sigurni da će biti poslušni, on je stavljen na dva policajca na straži na ulazu, i napredne pratnji policijskog narednika i bravar.
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Lui-même, à plusieurs reprises, il frappa très-fort avec la pomme de sa canne plombée, à la porte d’abord, puis successivement à tous les volets. Après chaque coup, il collait son oreille contre le bois et écoutait. N’entendant rien, il se retourna vers le serrurier.

— Ouvrez, lui dit-il.

L’ouvrier déboucla sa trousse et prépara ses outils. Déjà il avait introduit un de ses crochets dans la serrure, quand une grande rumeur éclata dans le groupe des badauds.

— La clé, criait-on, voici la clé !

En effet, un enfant d’une douzaine d’années, jouant avec un de ses camarades, avait aperçu dans le fossé qui borde la route, une clé énorme ; il l’avait ramassée et l’apportait en triomphe.

— Donne, gamin, lui dit le brigadier, nous allons voir.

La clé fut essayée, c’était bien celle de la maison.

Le commissaire et le serrurier échangèrent un regard plein de sinistres inquiétudes. — « Ça va mal ! » murmura le brigadier, et ils entrèrent dans la maison, tandis que la foule, contenue avec peine par les gendarmes, trépignait d’impatience, tendant le cou et s’allongeant sur le mur, pour tâcher de voir, de saisir quelque chose de ce qui allait se passer.

Ceux qui avaient parlé de crime ne s’étaient malheureusement pas trompés, le commissaire de police en fut convaincu dès le seuil. Tout, dans la première pièce, dénonçait avec une lugubre éloquence la présence des malfaiteurs. Les meubles, une commode et deux grands bahuts, étaient forcés et défoncés. Dans la seconde pièce, qui servait de chambre à coucher, le désordre était plus grand encore. C’était à croire qu’une main furieuse avait pris plaisir à tout bouleverser.

Enfin, près de la cheminée, la face dans les cendres, était étendu le cadavre de la veuve Lerouge. Tout un côté de la figure et les cheveux étaient brûlés, et c’était miracle que le feu ne se fût pas communiqué aux vêtements.

— Canailles, va ! murmura le brigadier de gendarmerie, n’auraient-ils pas pu la voler sans l’assassiner, cette pauvre femme ?

— Mais où donc a-t-elle été frappée ? demanda le commissaire, je ne vois pas de sang.

— Tenez, là, entre les deux épaules, mon commissaire, reprit le gendarme. Deux fiers coups, ma foi ! Je parierais mes galons qu’elle n’a pas seulement eu le temps de faire : Ouf !

Il se pencha sur le corps et le toucha.

— Oh ! continua-t-il, elle est bien froide. Même il me semble qu’elle n’est déjà plus très-roide, il y a au moins trente-six heures que le coup est fait.

Le commissaire, tant bien que mal, écrivait sur un coin de table un procès-verbal sommaire.

— Il ne s’agit pas de pérorer, dit-il au brigadier, mais bien de trouver les coupables. Qu’on prévienne le juge de paix et le maire. De plus, il faut courir à Paris porter cette lettre au parquet. Dans deux heures un juge d’instruction peut être ici. Je vais en attendant procéder à une enquête provisoire.

— Est-ce moi qui dois porter la lettre ? demanda le brigadier.

— Non. Envoyez un de vos hommes, vous me serez utile ici, vous, pour contenir ces curieux et aussi pour me trouver les témoins dont j’aurai besoin. Il faut tout laisser ici tel quel, je vais m’installer dans la première chambre.

Un gendarme s’élança au pas de course vers la station de Rueil, et aussitôt le commissaire commença l’information préalable prescrite par la loi.

Qui était cette veuve Lerouge, d’où était-elle, que faisait-elle, de quoi vivait-elle, et comment ? Quelles étaient ses habitudes, ses mœurs, ses fréquentations ? Lui connaissait-on des ennemis, était-elle avare, passait-elle pour avoir de l’argent ? Voilà ce qu’il importait au commissaire de savoir.

Mais pour être nombreux, les témoins n’en étaient pas mieux informés. Les dépositions des voisins, successivement interrogés, étaient vides, incohérentes, incomplètes. Personne ne savait rien de la victime, étrangère au pays. Beaucoup de gens se présentaient, d’ailleurs, qui venaient bien moins pour donner des renseignements que pour en demander. Une jardinière qui avait été l’amie de la veuve Lerouge et une laitière chez qui elle se fournissait purent seules donner quelques renseignements assez insignifiants mais précis.

Enfin, après trois heures d’interrogatoires insupportables, après avoir subi tous les on-dit du pays, recueilli les témoignages les plus contradictoires et les plus ridicules commérages, voici ce qui parut à peu près certain au commissaire de police :

Deux ans auparavant, au commencement de 1860, la femme Lerouge était arrivée à Bougival avec une grande voiture de déménagement pleine de meubles, de linge et d’effets. Elle était descendue dans une auberge, manifestant l’intention de se fixer dans les environs, et aussitôt s’était mise en quête d’une maison. Ayant trouvé celle-ci à son gré, elle l’avait louée sans marchander, moyennant 320 francs payables par semestre et d’avance, mais n’avait pas consenti à signer de bail.

La maison louée, elle s’y était installée le jour même et avait dépensé une centaine de francs en réparations. C’était une femme de 54 ou 55 ans, bien conservée, forte, et d’une santé excellente. Nul ne savait pourquoi elle avait choisi pour s’établir un pays où elle ne connaissait absolument personne. On la supposait Normande, parce que souvent, le matin, on l’avait aperçue coiffée d’un bonnet de coton. Cette coiffure de nuit ne l’empêchait pas d’être très-coquette le jour. Elle portait d’ordinaire de très-jolies robes, mettait force rubans à ses bonnets, et se couvrait de bijoux comme une chapelle. Sans doute, elle avait habité la côte, car la mer et les navires revenaient sans cesse dans ses conversations.

Elle n’aimait pas à parler de son mari, mort, disait-elle, dans un naufrage. Jamais à ce sujet elle n’avait donné le moindre détail. Une fois seulement elle avait dit à la laitière devant trois personnes : « Jamais une femme n’a été plus malheureuse que moi dans son ménage. » Une autre fois, elle avait dit : « Tout nouveau, tout beau ; défunt mon homme ne m’a aimée qu’un an. »

La veuve Lerouge passait pour riche ou du moins pour très à l’aise. Elle n’était pas avare. Elle avait prêté à une femme de la Malmaison 60 francs pour son terme et n’avait pas voulu qu’elle les lui rendît. Une autre fois, elle avait avancé 200 francs à un pêcheur de Port-Marly. Elle aimait à bien vivre, dépensait beaucoup pour sa nourriture et faisait venir du vin par demi-pièce. Son plaisir était de traiter ses connaissances, et ses dîners étaient excellents. Si on la complimentait d’être riche, elle ne s’en défendait pas beaucoup. On lui avait souvent entendu dire : « Je ne possède pas de rentes, mais j’ai tout ce dont j’ai besoin. Si je voulais davantage, je l’aurais. »

D’ailleurs, jamais la moindre allusion à son passé, à son pays ou à sa famille, n’avait été surprise. Elle était très-bavarde, mais, quand elle avait bien causé, elle n’avait rien dit que du mal de son prochain. Elle devait pourtant avoir vu le monde et savait beaucoup de choses. Très-défiante, elle se barricadait chez elle comme dans une forteresse. Jamais elle ne sortait le soir, on savait qu’elle s’enivrait régulièrement à son dîner et qu’elle se couchait après. Rarement on avait vu des étrangers chez elle : quatre ou cinq fois une dame et un jeune homme, et une autre fois deux messieurs un vieux très décoré et un jeune. Ces derniers étaient venus dans une voiture magnifique.

En somme, on l’estimait peu. Ses propos étaient souvent choquants et singuliers dans la bouche d’une femme de son âge. On l’avait entendue donner à une jeune fille les plus détestables conseils. Un charcutier de Bougival, gêné dans son commerce, lui avait cependant fait la cour. Elle l’avait repoussé en disant que se marier une fois était suffisant. À diverses reprises on avait vu venir des hommes chez elle. D’abord un jeune, qui avait l’air d’un employé du chemin de fer, puis un grand brun assez vieux, vêtu d’une blouse et qui paraissait très-méchant. On supposait que l’un et l’autre étaient ses amants.

Tout en interrogeant, le commissaire résumait par écrit les dépositions, et il en était là, lorsqu’arriva le juge d’instruction. Il amenait avec lui le chef de la police de sûreté et un de ses agents.

M. Daburon, que ses amis ont vu avec une profonde surprise donner sa démission pour aller planter ses choux au moment où se dessinait sa fortune, était alors un homme de trente-huit ans, bien fait de sa personne, sympathique malgré sa froideur, d’une physionomie douce et un peu triste. Cette tristesse lui était restée d’une grande maladie qui deux ans auparavant avait failli l’emporter.

Juge d’instruction depuis 1859, il s’était vite acquis une brillante réputation. Laborieux, patient, doué d’un sens subtil, il savait avec une pénétration rare démêler l’écheveau de l’affaire la plus embrouillée, et, au milieu de mille fils saisir le fil conducteur. Nul mieux que lui, armé d’une implacable logique, ne pouvait résoudre ces terribles problèmes où l’X est le coupable. Habile à déduire du connu à l’inconnu, il excellait à grouper les faits et à réunir en un faisceau de preuves accablantes les circonstances les plus futiles et en apparence les plus indifférentes.

Avec tant et de si précieuses qualités, il ne paraissait cependant pas né pour ses terribles fonctions. Il ne les exerçait qu’en frémissant, se défiant de l’entraînement de ses immenses pouvoirs. L’audace lui manquait pour les coups de théâtre risqués qui font éclater la vérité.

Il avait été long à s’accoutumer à certaines pratiques employées sans scrupules par les plus rigoristes de ses confrères. Ainsi il lui répugnait de tromper même un prévenu et de lui tendre des pièges. On disait de lui au parquet : « C’est un trembleur. » Le fait est qu’au seul souvenir des erreurs judiciaires connues, ses cheveux se dressaient sur sa tête. Ce qu’il lui fallait, c’était non la conviction, non les plus probables présomptions, mais la certitude absolue. Pas de repos pour lui jusqu’au jour où l’accusé était forcé de courber le front devant l’évidence. Si bien qu’un substitut lui reprochait en riant de chercher non plus des coupables, mais des innocents.

Le chef de la police de sûreté n’était autre que le célèbre Gévrol, lequel ne manquera pas de jouer un rôle important dans les drames de nos neveux. C’est assurément un habile homme, mais la persévérance lui manque et il est sujet à se laisser aveugler par une incroyable obstination. S’il perd une piste, il ne peut consentir à l’avouer, encore moins à revenir sur ses pas. D’ailleurs, plein d’audace et de sang-froid, il est impossible à déconcerter. D’une force herculéenne cachée sous des apparences grêles, il n’a jamais hésité à affronter les plus dangereux malfaiteurs.

Mais sa spécialité, sa gloire, son triomphe, c’est une mémoire des physionomies si prodigieuse, qu’elle passe les bornes du croyable. A-t-il vu une figure cinq minutes, c’est fini, elle est casée, elle lui appartient. Partout, en tout temps, il la reconnaîtra. Les impossibilités de lieux, les invraisemblances de circonstances, les plus incroyables déguisements ne le dérouteront pas. Cela tient, prétend-il, à ce que d’un homme il ne voit, il ne regarde que les yeux. Il reconnaît le regard sans se préoccuper des traits.

L’expérience fut tentée il n’y a pas bien des mois à Poissy. On drapa dans des couvertures trois détenus, afin de déguiser leur taille ; on leur mit sur la face un voile épais où des trous étaient ménagés pour les yeux, et en cet état on les présenta à Gévrol.

Sans la moindre hésitation il reconnut trois de ses pratiques et les nomma.

Le hasard seul l’avait-il servi ?

L’aide de camp de Gévrol était, ce jour-là, un ancien repris de justice réconcilié avec les lois, un gaillard habile dans son métier, fin comme l’ambre, et jaloux de son chef qu’il jugeait médiocrement fort. On le nommait Lecoq.

Le commissaire de police, que sa responsabilité commençait à gêner, accueillit le juge d’instruction et les deux agents comme des libérateurs. Il exposa rapidement les faits et lut son procès-verbal.

— Vous avez fort bien procédé, monsieur, lui dit le juge, tout ceci est très-net ; seulement il est un fait que vous oubliez.

— Lequel, monsieur ? demanda le commissaire.

— Quel jour a-t-on vu pour la dernière fois la veuve Lerouge, et à quelle heure ?

— J’allais y arriver, monsieur. On l’a rencontrée le soir du mardi-gras à cinq heures vingt minutes. Elle revenait de Bougival avec un panier de provisions.

— Monsieur le commissaire est sûr de l’heure ? interrogea Gévrol.

— Parfaitement, et voici pourquoi : les deux témoins dont la déposition me fixe, la femme Tellier et un tonnelier, qui demeurent ici près, descendaient de l’omnibus américain qui part de Marly toutes les heures, lorsqu’ils ont aperçu la veuve Lerouge dans le chemin de traverse. Ils ont pressé le pas pour la rejoindre, ont causé avec elle et ne l’ont quittée qu’à sa porte.

— Et qu’avait-elle dans son panier ? demanda le juge d’instruction.

— Les témoins l’ignorent. Ils savent seulement qu’elle rapportait deux bouteilles de vin cacheté et un litre d’eau-de-vie. Elle se plaignait du mal de tête et leur dit que, bien qu’il fût d’usage de s’amuser le jour du mardi-gras, elle allait se coucher.

— Eh bien ! exclama le chef de la sûreté, je sais où il faut chercher.

— Vous croyez ? fit M. Daburon.

— Parbleu ! c’est assez clair. Il s’agit de trouver le grand brun, le gaillard à la blouse. L’eau-de-vie et le vin lui étaient destinés. La veuve l’attendait pour souper. Il est venu, l’aimable galant.

— Oh ! insinua le brigadier évidemment révolté, elle était bien laide et terriblement vieille.

Gévrol regarda d’un air goguenard l’honnête gendarme.

— Sachez, brigadier, dit-il, qu’une femme qui a de l’argent est toujours jeune et jolie, si cela lui convient.

— Peut-être y a-t-il là quelque chose, reprit le juge d’instruction ; pourtant ce n’est pas là ce qui me frappe. Ce seraient plutôt ces mots de la veuve Lerouge : « Si je voulais davantage, je l’aurais. »

— C’est aussi ce qui éveilla mon attention, appuya le commissaire.

Mais Gévrol ne se donnait plus la peine d’écouter. Il tenait sa piste, il inspectait minutieusement les coins et les recoins de la pièce. Tout à coup il revint vers le commissaire.

— J’y pense, s’écria-t-il, n’est-ce pas le mardi que le temps a changé ? Il gelait depuis une quinzaine et nous avons eu de l’eau. À quelle heure la pluie a-t-elle commencé ?

— À neuf heures et demie, répondit le brigadier. Je sortais de souper et j’allais faire ma tournée dans les bals, quand j’ai été pris par une averse vis-à-vis de la rue des Pêcheurs. En moins de dix minutes il y avait un demi-pouce d’eau sur la chaussée.

— Très-bien ! dit Gévrol. Donc, si l’homme est venu après neuf heures et demie, il devait avoir ses souliers pleins de boue… sinon, c’est qu’il est arrivé avant. On aurait dû voir cela ici, puisque le carreau est frotté. Y avait-il des empreintes de pas, monsieur le commissaire ?

— Je dois avouer que nous ne nous en sommes pas occupés.

— Ah ! fit le chef de la sûreté d’un ton dépité, c’est bien fâcheux.

— Attendez, reprit le commissaire, il est encore temps d’y voir, non dans cette pièce mais dans l’autre. Nous n’y avons rien dérangé absolument. Mes pas et ceux du brigadier seraient aisés à distinguer. Voyons.

Comme le commissaire ouvrait la porte de la seconde chambre, Gévrol l’arrêta.

— Je demanderai à monsieur le juge, dit-il, de me permettre de tout bien examiner avant que personne entre, c’est important pour moi.

— Certainement, approuva M. Daburon.

Gévrol passa le premier, et tous, derrière lui, s’arrêtèrent sur le seuil. Ainsi ils embrassaient d’un coup d’œil le théâtre du crime.

Tout, ainsi que l’avait constaté le commissaire, semblait avoir été mis sens dessus dessous par quelque furieux.

Au milieu de la chambre était une table dressée. Une nappe fine, blanche comme la neige, la recouvrait. Dessus se trouvaient un magnifique verre de cristal taillé, un très-beau couteau et une assiette de porcelaine. Il y avait encore une bouteille de vin à peine entamée et une bouteille d’eau-de-vie dont on avait bu la valeur de cinq à six petits verres.

À droite, le long du mur, étaient appuyées deux belles armoires de noyer à serrures ouvragées, une de chaque côté de la fenêtre. L’une et l’autre étaient vides, et de tous côtés sur le carreau le contenu était éparpillé. C’étaient des hardes, du linge, des effets dépliés, secoués, froissés.

Au fond, près de la cheminée, un grand placard renfermant de la vaisselle était resté ouvert. De l’autre côté de la cheminée, un vieux secrétaire à dessus de marbre avait été défoncé, brisé, mis en morceaux et fouillé sans doute jusque dans ses moindres rainures. La tablette arrachée pendait, retenue par une seule charnière ; les tiroirs avaient été retirés et jetés à terre.

Enfin, à gauche, le lit avait été complètement défait et bouleversé. La paille même de la paillasse avait été retirée.

— Pas la plus légère empreinte, murmura Gévrol contrarié, il est arrivé avant neuf heures et demie. Nous pouvons entrer sans inconvénient maintenant.

Il entra et marcha droit au cadavre de la veuve Lerouge, près duquel il s’agenouilla.

— Il n’y a pas à dire, grogna-t-il, c’est proprement fait. L’assassin n’est pas un apprenti.

Puis, regardant de droite et de gauche :

— Oh ! oh ! continua-t-il, la pauvre diablesse était en train de faire la cuisine quand on l’a frappée. Voilà sa poêle par terre, du jambon et des œufs. Le brutal n’a pas eu la patience d’attendre le dîner. Monsieur était pressé, il a fait le coup le ventre vide. De la sorte il ne pourra pas invoquer pour sa défense la gaieté du dessert.

— Il est évident, disait le commissaire de police au juge d’instruction, que le vol a été le mobile du crime.

— C’est probable, répondit Gévrol d’un ton narquois, c’est même pour cela que vous n’apercevez pas sur la table le plus léger couvert d’argent.

— Tiens ! des pièces d’or dans ce tiroir ! exclama Lecoq, qui furetait de son côté ; il y en a pour 320 francs.

— Par exemple ! fit Gévrol un peu déconcerté.

Mais il revint vite de son étonnement et continua :

— Il les aura oubliées. On cite plus fort que cela. J’ai vu, moi, un assassin qui, le meurtre accompli, perdit si bien la tête qu’il ne se souvint plus de ce qu’il était venu faire et s’enfuit sans rien prendre. Notre gaillard aura été ému. Qui sait s’il n’a pas été dérangé ? On peut avoir frappé à la porte. Ce qui me le ferait croire volontiers, c’est que le gredin n’a pas laissé brûler la bougie, il s’est donné la peine de la souffler.

— Bast ! fit Lecoq, cela ne prouve rien. C’était peut-être un homme économe et soigneux.

Les investigations des deux agents continuèrent par toute la maison, mais les plus minutieuses recherches ne leur firent rien découvrir absolument, pas une pièce à conviction, pas le plus faible indice pouvant servir de point de repère ou de départ. Même, tous les papiers de la veuve Lerouge, si elle en possédait, avaient disparu. On ne rencontra ni une lettre, ni un chiffon de papier, rien.

De temps à autre, Gévrol s’interrompait pour jurer ou pour grommeler.

— Oh ! c’est crânement fait ! voilà de la besogne numéro un. Le gredin a de la main !

— Eh bien ! messieurs ? demanda enfin le juge d’instruction.

— Refaits, monsieur le juge, répondit Gévrol, nous sommes refaits ! Le scélérat avait bien pris toutes ses précautions. Mais je le pincerai. Avant ce soir j’aurai une douzaine d’hommes en campagne. D’ailleurs, il nous reviendra toujours. Il a emporté de l’argenterie et des bijoux, il est perdu.

— Avec tout cela, fit M. Daburon, nous ne sommes pas plus avancés que ce matin !

— Dame ! on fait ce qu’on peut, gronda Gévrol.

— Saperlotte ! dit Lecoq entre haut et bas, pourquoi le père Tirauclair n’est-il pas ici ?

— Que ferait-il de plus que nous ? riposta Gévrol en lançant un regard furieux à son subordonné.

Lecoq baissa la tête et ne souffla mot, enchanté intérieurement d’avoir blessé son chef.

— Qu’est-ce que ce père Tirauclair ? demanda le juge d’instruction, il me semble avoir entendu ce nom-là je ne sais où.

— C’est un rude homme ! exclama Lecoq.

— C’est un ancien employé du Mont-de-Piété, ajouta Gévrol, un vieux richard dont le vrai nom est Tabaret. Il fait de la police, comme Ancelin était devenu garde du commerce, pour son plaisir.

— Et augmenter ses revenus, remarqua le commissaire.

— Lui ! répondit Lecoq, il n’y a pas de danger. C’est si bien pour la gloire qu’il travaille que souvent il en est de sa poche. C’est un amusement, quoi ! Nous l’avons, là-bas, surnommé Tirauclair, à cause d’une phrase qu’il répète toujours. Ah ! il est fort, le vieux mâtin ! C’est lui qui, dans l’affaire de la femme de ce banquier, vous savez ? a deviné que la dame s’était volée elle-même, et qui l’a prouvé.

— C’est vrai, riposta Gévrol. C’est aussi lui qui a failli faire couper le cou à ce pauvre Derème, ce petit tailleur qu’on accusait d’avoir tué sa femme, une rien du tout, et qui était innocent.

— Nous perdons notre temps, messieurs, interrompit le juge d’instruction.

Et s’adressant à Lecoq :

— Allez, dit-il, me chercher le père Tabaret. J’ai beaucoup entendu parler de lui, je ne serai pas fâché de le voir à l’œuvre.

Lecoq sortit en courant, Gévrol était sérieusement humilié.

— Monsieur le juge d’instruction, commença-t-il, a bien le droit de demander les services de qui bon lui semble ; cependant…

— Ne nous fâchons pas, M. Gévrol, interrompit M. Daburon. Ce n’est point d’hier que je vous connais, je sais ce que vous valez ; seulement aujourd’hui, nous différons complètement d’opinion. Vous tenez absolument à votre homme brun, et moi, je suis convaincu que vous n’êtes pas sur la voie.

— Je crois que j’ai raison, répondit le chef de la sûreté, et j’espère bien le prouver. Je trouverai le gredin, quel qu’il soit.

— Je ne demande pas mieux.

— Seulement que monsieur le juge me permette de donner un… comment dirais-je, sans manquer de respect ? un… conseil.

— Parlez.

— Eh bien ! j’engagerai monsieur le juge à se méfier du père Tabaret.

— Vraiment ! et pourquoi cela ?

— C’est que le bonhomme est trop passionné. Il fait de la police pour le succès, ni plus ni moins qu’un auteur. Et comme il est orgueilleux plus qu’un paon, il est sujet à s’emporter, à se monter le coup. Dès qu’il est en présence d’un crime, comme celui d’aujourd’hui, par exemple, il a la prétention de tout expliquer sur-le-champ. Et en effet, il invente une histoire qui se rapporte exactement à la situation. Il prétend avec un seul fait reconstruire toutes les scènes d’un assassinat, comme ce savant qui sur un os rebâtissait les animaux perdus. Quelquefois, il devine juste, souvent aussi il se trompe. Ainsi, dans l’affaire du tailleur, de ce malheureux Derème, sans moi…

— Je vous remercie de l’avis, interrompit M. Daburon, j’en profiterai. Maintenant, M. le commissaire, continua-t-il, à tout prix il faut tâcher de découvrir de quel pays était la veuve Lerouge.

La procession des témoins amenés par le brigadier de gendarmerie recommença à défiler devant le juge d’instruction.

Mais aucun fait nouveau ne se révélait. Il fallait que la veuve Lerouge eût été de son vivant une personne singulièrement discrète pour que de toutes ses paroles – et elle en prononçait beaucoup en un jour – rien de significatif ne fût resté dans l’oreille des commères d’alentour.

Seulement, tous les gens interrogés s’obstinaient à faire part au juge de leurs convictions et de leurs conjectures personnelles. L’opinion publique se déclarait pour Gévrol. Il n’y avait qu’une voix pour accuser l’homme à la blouse grise, le grand brun. Celui-là sûrement était le coupable. On se souvenait de son air féroce, qui avait effrayé tout le pays. Beaucoup, frappés de sa mise suspecte, l’avaient sagement évité. Il avait un soir menacé une femme et un autre jour battu un enfant. On ne pouvait désigner ni l’enfant ni la femme, mais n’importe, ces actes de brutalité étaient de notoriété publique.

M. Daburon désespérait de faire jaillir la moindre lumière, lorsqu’on lui amena une épicière de Bougival chez qui se fournissait la victime, et un enfant de treize ans, qui savaient, assurait-on, des choses positives.

L’épicière comparut la première. Elle avait entendu la veuve Lerouge parler d’un fils à elle, encore vivant.

— En êtes-vous bien sûre ? insista le juge.

— Comme de mon existence, répondit l’épicière, même que, ce soir-là, c’était un soir, elle était, sauf votre respect, un peu ivre. Elle est restée dans ma boutique plus d’une heure.

— Et elle disait ?

— Il me semble la voir encore, continua la marchande, elle était accotée sur le comptoir près des balances, elle plaisantait avec un pêcheur de Marly, le père Husson, qui peut vous le répéter, et elle l’appelait marin d’eau douce. Mon mari à moi, disait-elle, était marin, lui, mais pour de bon, et la preuve, c’est qu’il restait des années en voyage, et toujours il me rapportait des noix de coco. J’ai un garçon qui est marin, comme défunt son père, sur un vaisseau de l’État.

— Avait-elle prononcé le nom de son fils ?

— Pas cette fois-là, mais une autre, qu’elle était, si j’ose dire, très-soûle. Elle nous a conté que son garçon s’appelait Jacques et qu’elle ne l’avait pas vu depuis très-longtemps.

— Disait-elle du mal de son mari ?

— Jamais. Seulement elle disait que le défunt était jaloux et brutal, bon homme au fond, et qu’il lui faisait une vie pitoyable. Il avait la tête faible et se forgeait des idées pour un rien. Enfin il était bête par trop d’honnêteté.

— Son fils était-il venu la voir depuis qu’elle habitait La Jonchère ?

— Elle ne m’en a pas parlé.

— Dépensait-elle beaucoup chez vous ?

— C’est selon. Elle nous prenait pour une soixantaine de francs par mois, quelquefois plus, parce qu’elle voulait du cognac vieux. Elle payait comptant.

L’épicière, ne sachant plus rien, fut congédiée.

L’enfant qui lui succéda appartenait à des gens aisés de la commune. Il était grand et fort pour son âge. Il avait l’œil intelligent, la physionomie éveillée et narquoise. Le juge ne sembla nullement l’intimider.

— Voyons, mon garçon, lui demanda le juge, que sais-tu ?

— Monsieur, l’autre avant-hier, le jour du dimanche-gras, j’ai vu un homme sur la porte du jardin de madame Lerouge.

— À quel moment de la journée ?

— De grand matin, j’allais à l’église pour servir la seconde messe.

— Bien ! fit le juge, et cet homme était un grand brun, vêtu d’une blouse…

— Non, monsieur, au contraire, celui-là était petit, court, très-gros et pas mal vieux.

— Tu ne te trompes pas ?

— Plus souvent ! répondit le gamin. Je l’ai envisagé de près, puisque je lui ai parlé.

— Alors, voyons, raconte-moi cela.

— Donc, monsieur, je passais, quand je vois ce gros-là sur la porte. Il avait l’air vexé, oh ! mais vexé comme il n’est pas possible. Sa figure était rouge, c’est-à-dire violette jusqu’au milieu de la tête, ce qui se voyait très-bien, car il était tête nue et n’avait plus guère de cheveux.

— Et il t’a parlé le premier.

— Oui, monsieur. En m’apercevant, il m’a appelé : — « Eh ! petit ! » Je me suis approché. — Voyons, me dit-il, tu as de bonnes jambes ? » Moi je réponds : — « Oui. » Alors il me prend l’oreille, mais sans me faire de mal, en me disant : — « Puisque c’est comme ça, tu vas me faire une commission et je te donnerai dix sous. Tu vas courir jusqu’à la Seine. Avant d’arriver au quai, tu verras un grand bateau amarré ; tu y entreras et tu demanderas le patron Gervais. Sois tranquille, il y sera ; tu lui diras qu’il peut parer à filer, que je suis prêt. » Là-dessus, il m’a mis dix sous dans la main, et je suis parti.

— Si tous les témoins étaient comme ce petit garçon, murmura le commissaire, ce serait un plaisir.

— Maintenant, demanda le juge, dis-nous comment tu as fait ta commission.

— Je suis allé au bateau, monsieur, j’ai trouvé l’homme, je lui ai dit la chose, et c’est tout.

Gévrol, qui écoutait avec la plus vive attention, se pencha vers l’oreille de M. Daburon.

— M. le juge, fit-il à voix basse, serait-il assez bon pour me permettre de poser quelques questions à ce mioche ?

— Certainement, M. Gévrol.

— Voyons, mon petit ami, interrogea l’agent, si tu voyais cet homme dont tu nous parles, le reconnaîtrais-tu ?

— Oh ! pour ça, oui.

— Il avait donc quelque chose de particulier ?

— Dame !… sa figure de brique.

— Et c’est tout ?

— Mais oui ! monsieur.

— Cependant, tu sais comme il était vêtu ; avait-il une blouse ?

— Non. C’était une veste. Sous les bras, elle avait de grandes poches, et de l’une d’elles sortait à moitié un mouchoir à carreaux bleus.

— Comment était son pantalon ?

— Je ne me le rappelle pas.

— Et son gilet ?

— Attendez donc ? répondit l’enfant. Avait-il un gilet ? Il me semble que non. Si, pourtant… Mais non, je me souviens, il n’en portait pas, il avait une longue cravate attachée près du cou avec un gros anneau.

— Ah ! fit Gévrol d’un air satisfait, tu n’es pas un sot, mon garçon, et je parie qu’en cherchant bien tu vas trouver d’autres renseignements encore à nous donner.

L’enfant baissa la tête et garda le silence. Aux plis de son jeune front, on devinait qu’il faisait un violent effort de mémoire.

— Oui ! s’écria-t-il, j’ai encore remarqué une chose.

— Quoi ?

— L’homme avait des boucles d’oreilles très-grandes.

— Bravo ! fit Gévrol, voilà un signalement complet. Je le retrouverai, celui-là ; M. le juge peut préparer son mandat de comparution.

— Je crois, en effet, le témoignage de cet enfant de la plus haute importance, répondit M. Daburon.

Et se retournant vers l’enfant :

— Saurais-tu, mon petit ami, demanda-t-il, nous dire de quoi était chargé le bateau ?

— C’est que je n’en sais rien, monsieur, il était ponté.

— Montait-il ou descendait-il la Seine ?

— Mais, monsieur, il était arrêté.

— Nous le pensons bien, dit Gévrol ; M. le juge te demande de quel côté était tourné l’avant du bateau. Était-ce vers Paris ou vers Marly ?

— Les deux bouts du bateau m’ont semblé pareils.

Le chef de la sûreté fit un geste de désappointement.

— Ah ! reprit-il en s’adressant à l’enfant, tu aurais bien dû regarder le nom du bateau, tu sais lire, je suppose. Il faut toujours regarder le nom des bateaux sur lesquels on monte.

— Je n’ai pas vu de nom, dit le petit garçon.

— Si ce bateau s’est arrêté à quelques pas du quai, objecta M. Daburon, il aura probablement été remarqué par des habitants de Bougival.

— Monsieur le juge a raison, approuva le commissaire.

— C’est juste, fit Gévrol. Du reste les mariniers ont dû descendre à terre et aller au cabaret. Je m’informerai. Mais comment était ce patron Gervais, mon petit ami ?

— Comme tous les mariniers d’ici, monsieur.

Le petit garçon se préparait à sortir, le juge le rappela.

— Avant de partir, mon enfant, dis-moi si tu as parlé à quelqu’un de ta rencontre avant aujourd’hui ?

— Monsieur, j’ai tout dit à maman, le dimanche en revenant de l’église, je lui ai même remis les dix sous de l’homme.

— Et tu nous as bien avoué toute la vérité ? continua le juge. Tu sais que c’est une chose très-grave que d’en imposer à la justice. Elle le découvre toujours, et je dois te prévenir qu’elle réserve des punitions terribles pour les menteurs.

Le petit témoin devint rouge comme une cerise et baissa les yeux.

— Tu vois, insista M. Daburon, tu nous as dissimulé quelque chose. Tu ignores donc que la police connaît tout ?

— Pardon ! monsieur, s’écria l’enfant en fondant en larmes, pardon, ne me faites pas de mal, je ne recommencerai plus !

— Alors, dis en quoi tu nous as trompés.

— Eh bien ! monsieur, ce n’est pas dix sous que l’homme m’a donnés, c’est vingt sous. J’en ai avoué la moitié à maman et j’ai gardé le reste pour m’acheter des billes.

— Mon petit ami, interrompit le juge, pour cette fois je te pardonne. Mais que ceci te serve de leçon pour toute ta vie. Retire-toi et souviens-toi que vainement on cèle la vérité, elle se découvre toujours.

četvrtak, 28. ožujka 2013.

ZOLA, Emile - "Pad" ("La debacle")

Première partie
I
À deux kilomètres de Mulhouse, vers le Rhin, au milieu de la plaine fertile, le camp était dressé. Sous le jour finissant de cette soirée d'août, au ciel trouble, traversé de lourds nuages, les tentes-abris s'alignaient, les faisceaux luisaient, s'espaçaient régulièrement sur le front de bandière; tandis que, fusils chargés, les sentinelles les gardaient, immobiles, les yeux perdus, là-bas, dans les brumes violâtres du lointain horizon, qui montaient du grand fleuve.
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PART FIRST
I.
In the middle of the broad, fertile plain that stretches away in the direction of the Rhine, a mile and a quarter from Mulhausen, the camp was pitched. In the fitful light of the overcast August day, beneath the lowering sky that was filled with heavy drifting clouds, the long lines of squat white shelter-tents seemed to cower closer to the ground, and the muskets, stacked at regular intervals along the regimental fronts, made little spots of brightness, while over all the sentries with loaded pieces kept watch and ward, motionless as statues, straining their eyes to pierce the purplish mists that lay on the horizon and showed where the mighty river ran.
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Erster Teil
1
Zwei Kilometer von Mülhausen nach dem Rhein hinüber war das Lager inmitten der fruchtbaren Ebene aufgeschlagen. Unter dem schwindenden Tageslicht dieses Augustabends, unter dem trüben, von schweren Wolken durchfegten Himmel lagen die Zeltreihen und funkelten die zusammengestellten Gewehre, genau nach der ersten Zeltreihe ausgerichtet, während die Posten sie mit geladenem Gewehr bewachten, unbeweglich den Blick in den violetten, von dem großen Flusse aufsteigenden Nebeln des fernen Horizontes verloren.
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Prvi dio
I
Dva kilometra od Mulhouse, na Rajni, usred plodne ravnice, kamp je podignut. Kraj dana u večernjim satima u kolovozu u nebo poremećaja, kroz teške oblake, šatori, skloništa postrojilo grede zasjala su raspoređeni redovito na prednjoj Bandiere, dok učitava strojnice, stražari čuvaju ih nepomično, oči izgubio tamo u izmaglici daleke horizontu purplish, diže iz rijeke.
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On était arrivé de Belfort vers cinq heures. Il en était huit, et les hommes venaient seulement de toucher les vivres. Mais le bois devait s'être égaré, la distribution n'avait pu avoir lieu. Impossible d'allumer du feu et de faire la soupe. Il avait fallu se contenter de mâcher à froid le biscuit, qu'on arrosait de grands coups d'eau-de-vie, ce qui achevait de casser les jambes, déjà molles de fatigue. Deux soldats pourtant, en arrière des faisceaux, près de la cantine, s'entêtaient à vouloir enflammer un tas de bois vert, de jeunes troncs d'arbre qu'ils avaient coupés avec leurs sabres-baïonnettes, et qui refusaient obstinément de brûler. Une grosse fumée, noire et lente, montait dans l'air du soir, d'une infinie tristesse.
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It was about five o'clock when they had come in from Belfort; it was now eight, and the men had only just received their rations. There could be no distribution of wood, however, the wagons having gone astray, and it had therefore been impossible for them to make fires and warm their soup. They had consequently been obliged to content themselves as best they might, washing down their dry hard-tack with copious draughts of brandy, a proceeding that was not calculated greatly to help their tired legs after their long march. Near the canteen, however, behind the stacks of muskets, there were two soldiers pertinaciously endeavoring to elicit a blaze from a small pile of green wood, the trunks of some small trees that they had chopped down with their sword-bayonets, and that were obstinately determined not to burn. The cloud of thick, black smoke, rising slowly in the evening air, added to the general cheerlessness of the scene.
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Gegen fünf waren sie von Belfort gekommen. Jetzt war es acht, und die Mannschaften hatten versucht, abzukochen. Aber das Holz mußte wohl auf Abwege geraten sein, denn es konnte keins verteilt werden. Unmöglich daher, ein Feuer anzuzünden und Suppe zu kochen. Sie hatten sich damit zufriedengeben müssen, ihren Zwieback trocken herunterzukauen und ihn mit großen Schlucken Branntwein anzufeuchten, was ihnen die von Müdigkeit so schon schlaffen Beine endgültig zermürbte. Zwei Soldaten vor den Gewehrpyramiden bei der Kantine jedoch hatten es sich in den Kopf gesetzt, einen Haufen grünes Holz anzustecken, junge Baumstämme, die sie mit ihren Haubajonetten zerschlagen hatten und die ganz und gar nicht brennen wollten. Ein dicker schwarzer Rauch erhob sich langsam, unendlich schwermütig in die Luft.
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Stigli smo oko pet Belfort. Bio je osam, a muškarci samo su dira hranu. Ali drvo je zalutao, distribucija nije se održati. Nemoguće zapaliti vatru i napraviti juhu. To je bila tek žvakanje hladno biskvit, koji zali s velikim udarcima eau-de-vie, koja završio razbijanje noge, već mekana umora. Dva vojnika, međutim, iza greda u blizini kantini, ustrajao u žele zapaliti hrpu zelenog drveta, mladih stabala su izrezane sa svojim mačeva i bajuneta, i tvrdoglavo odbija da se spali. Dim je veliki, crni, sporo diže u večernjem zraku, beskonačnu tugu.
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Il n'y avait là que douze mille hommes, tout ce que le général Félix Douay avait avec lui du 7e corps d'armée. La première division, appelée la veille, était partie pour Froeschwiller; la troisième se trouvait encore à Lyon; et il s'était décidé à quitter Belfort, à se porter ainsi en avant avec la deuxième division, l'artillerie de réserve et une division de cavalerie, incomplète. Des feux avaient été aperçus à Lorrach. Une dépêche du sous-préfet de Schelestadt annonçait que les Prussiens allaient passer le Rhin à Markolsheim. Le général, se sentant trop isolé à l'extrême droite des autres corps, sans communication avec eux, venait de hâter d'autant plus son mouvement vers la frontière, que, la veille, la nouvelle était arrivée de la surprise désastreuse de Wissembourg. D'une heure à l'autre, s'il n'avait pas lui-même l'ennemi à repousser, il pouvait craindre d'être appelé, pour soutenir le 1er corps. Ce jour-là, ce samedi d'inquiète journée d'orage, le 6 août, on devait s'être battu quelque part, du côté de Froeschwiller: cela était dans le ciel anxieux et accablant, de grands frissons passaient, de brusques souffles de vent, chargés d'angoisse. Et, depuis deux jours, la division croyait marcher au combat, les soldats s'attendaient à trouver les Prussiens devant eux, au bout de cette marche forcée de Belfort à Mulhouse.
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There were but twelve thousand men there, all of the 7th corps that the general, Felix Douay, had with him at the time. The 1st division had been ordered to Froeschwiller the day before; the 3d was still at Lyons, and it had been decided to leave Belfort and hurry to the front with the 2d division, the reserve artillery, and an incomplete division of cavalry. Fires had been seen at Lorrach. The sous-prefet at Schelestadt had sent a telegram announcing that the Prussians were preparing to pass the Rhine at Markolsheim. The general did not like his unsupported position on the extreme right, where he was cut off from communication with the other corps, and his movement in the direction of the frontier had been accelerated by the intelligence he had received the day before of the disastrous surprise at Wissembourg. Even if he should not be called on to face the enemy on his own front, he felt that he was likely at any moment to be ordered to march to the relief of the 1st corps. There must be fighting going on, away down the river near Froeschwiller, on that dark and threatening Saturday, that ominous 6th of August; there was premonition of it in the sultry air, and the stray puffs of wind passed shudderingly over the camp as if fraught with tidings of impending evil. And for two days the division had believed that it was marching forth to battle; the men had expected to find the Prussians in their front, at the termination of their forced march from Belfort to Mulhausen.
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Nur zwölftausend Mann lagen hier, alles was General Felix Douay vom siebenten Armeekorps bei sich hatte. Die erste Division war auf Anfordern am Tage vorher nach Fröschweiler abgegangen; die dritte befand sich noch in Lyon, und er hatte sich entschlossen, sich von Belfort aus mit der zweiten Division, der Reserveartillerie und einer unvollzähligen Kavalleriedivision vorzuschieben. Bei Lörrach waren Wachtfeuer bemerkt. Ein Telegramm des Unterpräfekten von Schlettstadt meldete, die Preußen hätten bei Markolsheim den Rhein überschritten. Der General, der sich auf dem äußersten rechten Flügel der übrigen Korps infolge des Fehlens jeder Verbindung mit ihnen zu sehr in der Luft hängen fühlte, beeilte seine Bewegung gegen die Grenze um so mehr, als am Abend vorher die Nachricht von dem unglücklichen Überfall bei Weißenburg gekommen war. Von Stunde zu Stunde konnte er befürchten, dem ersten Korps zu Hilfe gerufen zu werden, wenn er nicht selbst den Feind zurückzustoßen hätte. Irgendwo in der Nähe von Fröschweiler mußte es heute an diesem unruhigen, stürmischen Sonnabend, den 6. August, zum Gefecht gekommen sein: das lag so in diesem angstvollen, niederdrückenden Himmel, aus dem sich plötzliche Schauer, heftige, mit Angst geschwängerte Windstöße erhoben. Und seit zwei Tagen bereits glaubte die Division, es ginge ins Gefecht, dachten die Leute, die Preußen am Ende dieses Gewaltmarsches von Belfort nach Mülhausen vor sich zu finden.
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Nije bilo gdje 12.000 ljudi, a sve da se general Felix Douay imao s njim 7. korpusa Vojske. Prva podjela, nazvao dan prije, otišao Froeschwiller i treći bio još uvijek u Lyonu, a on je odlučio napustiti Belfort, stoje dobro naprijed s drugoj ligi, obvezne topništva i podjele Konjica nepotpuna. Požari su vidjeli u Lörrach.Otpreme pod-župan Schelestadt najavio da Prusi su prijeći Rajni Markolsheim.Opći osjećaj previše izoliran do krajnje desne strane drugih tijela, bez komunikacije s njima je da se ubrza posebno njegovo kretanje prema granici, dan prije novog dolaska bio katastrofalan iznenađenje Wissembourg. Jedan sat do sljedećeg, da je on sam sebe ne otjerati neprijatelja, to je strah da se zove podržati prvo tijelo. Taj dan ove subote brinuti olujne dan, 6. kolovoz, trebali smo se borili negdje Froeschwiller stranu: to je na nebu i neodoljiv tjeskobe, teške zimica prošao, iznenadna eksplozija vjetar, natovaren s tjeskobom. I za dva dana podjela mislila ići u bitku, vojnici se očekuje da će pronaći Prusa pred njima, nakon toga prisiljeni ožujak iz Belforta na Mulhouse.
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Le jour baissait, la retraite partit d'un coin éloigné du camp, un roulement des tambours, une sonnerie des clairons, faibles encore, emportés par le grand air. Et Jean Macquart, qui s'occupait à consolider la tente, en enfonçant les piquets davantage, se leva. Aux premiers bruits de guerre, il avait quitté Rognes, tout saignant du drame où il venait de perdre sa femme Françoise et les terres qu'elle lui avait apportées; il s'était réengagé à trente- neuf ans, retrouvant ses galons de caporal, tout de suite incorporé au 106e régiment de ligne, dont on complétait les cadres; et, parfois, il s'étonnait encore, de se revoir avec la capote aux épaules, lui qui, après Solférino, était si joyeux de quitter le service, de n'être plus un traîneur de sabre, un tueur de monde. Mais quoi faire? Quand on n'a plus de métier, qu'on n'a plus ni femme ni bien au soleil, que le coeur vous saute dans la gorge de tristesse et de rage? Autant vaut-il cogner sur les ennemis, s'ils vous embêtent. Et il se rappelait son cri: ah! bon sang! puisqu'il n'avait plus de courage à la travailler, il la défendrait, la vieille terre de France!
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The day was drawing to an end, and from a remote corner of the camp the rattling drums and the shrill bugles sounded retreat, the sound dying away faintly in the distance on the still air of evening. Jean Macquart, who had been securing the tent and driving the pegs home, rose to his feet. When it began to be rumored that there was to be war he had left Rognes, the scene of the bloody drama in which he had lost his wife, Francoise and the acres that she brought him; he had re-enlisted at the age of thirty-nine, and been assigned to the 106th of the line, of which they were at that time filling up the cadres, with his old rank of corporal, and there were moments when he could not help wondering how it ever came about that he, who after Solferino had been so glad to quit the service and cease endangering his own and other people's lives, was again wearing the capote of the infantry man. But what is a man to do, when he has neither trade nor calling, neither wife, house, nor home, and his heart is heavy with mingled rage and sorrow? As well go and have a shot at the enemy, if they come where they are not wanted. And he remembered his old battle cry: Ah! bon sang! if he had no longer heart for honest toil, he would go and defend her, his country, the old land of France!
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Der Abend sank, der Zapfenstreich begann an einer entfernten Ecke des Lagers mit Trommelwirbel und noch schwachen, von der Luft herübergetragenen Horntönen. Und Jean Macquart, der dabei war, sein Zelt etwas besser zu sichern, indem er die Haltepflöcke tiefer einschlug, richtete sich auf. Beim ersten Kriegslärm hatte er Rognes verlassen, das Herz noch blutend von dem Trauerspiel, durch das er gerade seine Frau Franziska und die von ihr zugebrachten Ländereien verloren hatte; mit neununddreißig Jahren hatte er sich wieder gestellt, hatte seine Korporalstreifen wiederbekommen und war sofort dem 106. Linienregiment zugeteilt worden, dessen Verbände aufgefüllt wurden; manchmal wunderte er sich noch, wieder im bunten Rock zu stecken; denn nach Solferino war er so froh gewesen, den Dienst aufzugeben, nicht länger den Säbel schleppen zu brauchen, kein Menschenschlächter mehr zu sein! Aber was sollte er machen? wenn man kein Geschäft mehr hat, weder Weib noch irgendwelche Habe unter der Sonne, und das Herz einem vor Kummer und Zorn in die Kehle fährt? Dann konnte er auch ebenso wieder auf den Feind loshauen, wenn der ihm zu dumm kam. Und er dachte an seinen Kriegsruf: ah! gut Blut! Wenn er auch keinen Mut mehr hatte, sie zu bebauen, dann wollte er sie doch mit verteidigen, die alte französische Erde.
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Dan oslabila, odlazak u mirovinu je otišao u udaljenom kutu logora, bubnjeva, izbočina melodijama, još uvijek niske, odnijela velikom otvorenom. I Jean Macquart, koji je izgledao konsolidirati šator, guranje udjele dalje, porasla. Prve glasine o ratu, on je napustio Rognes, dok je rijetka drama u kojoj je izgubio suprugu Francoise i zemlju koju je napravio, on je rehired da trideset-devetgodina, vraćajući se njegova kaplara pruge, odmah ugrađen u 106. pukovnije linije, koja je dopunjena okvire, a ponekad i pitao opet na pregled s kapuljačom na ramenima, koji, nakon što je kod Solferina, bio tako sretan da napusti službu, više ne megdandžija, ubojica ljudi. No, što učiniti? Kada učiniti više posla, koji nema ni ženu ni dobro na suncu, ako se osjećate kao da skače u grlo tuge i bijesa? Kao što je on udario na neprijatelja, ako su vam smetati. I sjetio njegov vapaj ah! k vragu! jer je imao više hrabrosti za rad, on će braniti staru zemlju Francuskoj!
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Jean, debout, jeta un coup d'oeil dans le camp, où une agitation dernière se produisait, au passage de la retraite. Quelques hommes couraient. D'autres, assoupis déjà, se soulevaient, s'étiraient d'un air de lassitude irritée. Lui, patient, attendait l'appel, avec cette tranquillité d'humeur, ce bel équilibre raisonnable, qui faisait de lui un excellent soldat. Les camarades disaient qu'avec de l'instruction il serait peut-être allé loin. Sachant tout juste lire et écrire, il n'ambitionnait même pas le grade de sergent. Quand on a été paysan, on reste paysan.
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When Jean was on his legs he cast a look about the camp, where the summons of the drums and bugles, taken up by one command after another, produced a momentary bustle, the conclusion of the business of the day. Some men were running to take their places in the ranks, while others, already half asleep, arose and stretched their stiff limbs with an air of exasperated weariness. He stood waiting patiently for roll-call, with that cheerful imperturbability and determination to make the best of everything that made him the good soldier that he was. His comrades were accustomed to say of him that if he had only had education he would have made his mark. He could just barely read and write, and his aspirations did not rise even so high as to a sergeantcy. Once a peasant, always a peasant.
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Jean stand und warf noch einen Blick über das Lager, in dem nun eine letzte Bewegung entstand. Einzelne Leute rannten umher. Andere, die schon geschlafen hatten, streckten sich in einer Art gereizter Schlaffheit. Er erwartete den Appell geduldig mit der Gemütsruhe, dem schönen, verständigen, seelischen Gleichgewicht, das ihn zu einem so vorzüglichen Soldaten machte. Die Kameraden sagten, mit etwas Nachhilfe hätte er es weit bringen können. Aber wenn er auch ganz gut lesen und schreiben konnte, sein Ehrgeiz ging nicht bis zum Sergeanten. Bauer bleibt Bauer.
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Jean stoji baci pogled u logoru, gdje je došlo do nereda zadnji put u prolazu mirovinu. Neki muškarci trčao. Drugi, već spavao, ustao, pružio zrak Zamor nadraženu. Njega, strpljiv, čekajući poziv, s tom mir, ovaj prekrasan razumne bilance, koji ga je odličan vojnik. Mates s istragom izjavio je možda otišao. Znajući samo čitati i pisati, on je čak i težio je u čin narednika. Kad smo bili seljaci su napustili.
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srijeda, 2. siječnja 2013.

Francuski naslovi


BALZAC, Honore de - "Žena od trideset godina"

DAUDET, Alphonse - "Pisma iz mog mlina"

LEBLANC, Maurice - "Šuplja igla"

MIRBEAU, Octave - "Dnevnik jedne sobarice"

VERNE, Jules - "20.000 milja pod morem"

VOLTAIRE - "Candide"

ZOLE, Emile - "Novac"

MIRBEAU, Octave - "Dnevnik jedne sobarice"

Ce livre que je publie sous ce titre : Le Journal d’une femme de chambre a été véritablement écrit par Mlle Célestine R…, femme de chambre. Une première fois, je fus prié de revoir le manuscrit, de le corriger, d’en récrire quelques parties. Je refusai d’abord, jugeant non sans raison que, tel quel, dans son débraillé, ce journal avait une originalité, une saveur particulière, et que je ne pouvais que le banaliser en « y mettant du mien ». Mais Mlle Célestine R… était fort jolie… Elle insista. Je finis par céder, car je suis homme, après tout ...
Ja objaviti ovu knjigu pod naslovom Dnevnik sobarica zapravo je napisao Miss Celestina R ... sobarice.Prvi put kad sam je pitao za ocjenu rukopisa, ispraviti, prepisati neke dijelove. Odbio sam isprva, rekavši da to ne bez razloga, kao što je, u svom zapuštenom, novine su imali originalnost, jedinstven okus, a ja samo mogu ga banalizira kao "stavljajući mina." Ali gospođica Celestin R ... bila je vrlo lijepa ... ona je inzistirala. Napokon sam dao jer sam čovjek, nakon svega ...

Je confesse que j’ai eu tort. En faisant ce travail qu’elle me demandait, c’est-à-dire en ajoutant, çà et là, quelques accents à ce livre, j’ai bien peur d’en avoir altéré la grâce un peu corrosive, d’en avoir diminué la force triste, et surtout d’avoir remplacé par de la simple littérature ce qu’il y avait dans ces pages d’émotion et de vie…
Priznajem da sam bio u krivu. U taj posao pitala, to jest, dodajući tu i tamo, nekoliko naglasci u ovoj knjizi, bojim se da sam promijenila s malo nagrizajuća imati smanjena snaga tužno, a posebno su zamijenjeni jednostavnim literature koji je bio na stranicama emocija i života ...

Ceci dit, pour répondre d’avance aux objections que ne manqueront pas de faire certains critiques graves et savants… et combien nobles !…

O. M.
To je rekao, u odgovoru na prigovore unaprijed da će sigurno napraviti neke ozbiljne kritike i naučenih ... i kako plemenito! ...

O. M.
I


14 septembre.


Aujourd’hui, 14 septembre, à trois heures de l’après-midi, par un temps doux, gris et pluvieux, je suis entrée dans ma nouvelle place. C’est la douzième en deux ans. Bien entendu, je ne parle pas des places que j’ai faites durant les années précédentes. Il me serait impossible de les compter. Ah ! je puis me vanter que j’en ai vu des intérieurs et des visages, et de sales âmes… Et ça n’est pas fini… À la façon, vraiment extraordinaire, vertigineuse, dont j’ai roulé, ici et là, successivement, de maisons en bureaux et de bureaux en maisons, du Bois de Boulogne à la Bastille, de l’Observatoire à Montmartre, des Ternes aux Gobelins, partout, sans pouvoir jamais me fixer nulle part, faut-il que les maîtres soient difficiles à servir maintenant !… C’est à ne pas croire.

Ja

14. rujna.


Danas, 14. rujna, u tri popodne, s blagim, siva i kišovito, sam ušao u mom novom mjestu. Ovo je dvanaesti u dvije godine. Naravno, ja ne govorim o mjestima koje sam učinio u prethodnim godinama. Bilo bi nemoguće izbrojati. Ah! Mogu se pohvaliti da sam vidio interijera i lica i prljave misli ... I to nije sve ... način uistinu izvanredno, stupnjevanje, koji sam vozio tu i tamo, sukcesivno, kuće uredi i kuće uredima, Bois de Boulogne u Bastille, Montmartre opservatorij, Ternes na goblinima svugdje, bez ikada biti u mogućnosti da mi popraviti nigdje, potrebno je da su nastavnici teško koristiti Sada! ... To ne vjerujem.

Ce livre que je publie sous ce titre : Le Journal d’une femme de chambre a été véritablement écrit par Mlle Célestine R…, femme de chambre. 

ce = ovaj cette = ova (pok. zamj.)
livre (m) - knjiga (im.)
que = koji
publie = 1. l. sing. prez. glagola publier = objaviti ( publi -e / -es / -e / -ons / -ez / -ent )
sous = pod
titre = naslov
le = odr. član muškog roda
journal = dnevnik
d' = skraćeni oblik od "de", ukoliko se nađe ispred riječi koja počinje vokalom
une = neodr. član ženskog roda
femme = žena; femme de chambre = sobarica
de = od
chambre = soba
a été = bijaše
véritablement = (prilog) uistinu; ustvari; zapravo
écrit = gl. prilog of écrire = pisati
par = za; od; écrit par = napisan od, autor nečega
Mlle. = gđica, skraćenica od mademoiselle = gospođica

Ovu knjigu, koju objavljujem pod naslovom Dnevnik jedne sobarice, napisala je zapravo gđica Célestine R..., sobarica.

Une première fois, je fus prié de revoir le manuscrit, de le corriger, d’en récrire quelques parties.

VOLTAIRE - "Candide"


1. Comment Candide fut élevé dans un beau château, et comment il fut chassé d’icelui.

Il y avait en Westphalie, dans le château de monsieur le baron de Thunder-ten-tronckh, un jeune garçon à qui la nature avait donné les mœurs les plus douces. .....
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Erstes Kapitel: Was maßen Kandide in einem schönen Schlosse erzogen und aus selbigem fortgejagt wird

In Westfalen auf dem Schlosse des Herrn Baron von Donnerstrunkshausen ward mit der jungen Herrschaft zugleich ein junger Mensch erzogen, ein gar liebes, sanftes Geschöpf, aus dessen kleinstem Gesichtszuge Sanftheit hervorblickte. .....
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1. Kako Candide je odrastao u dvorcu Veličanstvenog, a kako je bio protjeran odande.

Tu su Vestfalija, u dvorcu baruna Thunder-ten-tronckh, dječak kojeg priroda dala mekše manire.
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1. poglavlje - Kako je Candide odrastao u jednom lijepom dvorcu, i kako je protjeran odande

Bijaše jednom u Westfaliji, u dvorcu gospodina baruna od Thunder-ten-tronckha, jedan dječak kome je priroda dala nježnu prirodu.
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..... Sa physionomie annonçait son âme. Il avait le jugement assez droit, avec l’esprit le plus simple ; c’est, je crois, pour cette raison qu’on le nommait Candide. .....
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..... An Kopf fehlt' es ihm gar nicht, und doch war er so offen, so rund, so ohn' alles Arg wie unsre Ahnen. .....
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..... Les anciens domestiques de la maison soupçonnaient qu’il était fils de la sœur de monsieur le baron et d’un bon et honnête gentilhomme du voisinage, que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu’il n’avait pu prouver que soixante et onze quartiers, et que le reste de son arbre généalogique avait été perdu par l’injure du temps.
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..... Ebendeswegen, glaub ich, nannte ihn Baroneß Engeline, Schwester des Herrn Barons, Kandide. Wie hätte eine Dame, die anderthalb Jahr zu Berlin in französischer Pension gewesen, sich auf einen teutschen Namen besinnen, oder wenn sie sich ja darauf besonnen, ihn goutieren können?
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Monsieur le baron était un des plus puissants seigneurs de la Westphalie, car son château avait une porte et des fenêtres. Sa grande salle même était ornée d’une tapisserie. Tous les chiens de ses basses-cours composaient une meute dans le besoin ; ses palefreniers étaient ses piqueurs ; le vicaire du village était son grand-aumônier. Ils l’appelaient tous monseigneur, et ils riaient quand il faisait des contes.
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Kandide war – munkelten die alten Bedienten im Hause, – eine heimliche Liebesfrucht von ebenbesagter Schwester des Herrn Barons und einem guten ehrlichen Schlag von Landjunker aus der Nachbarschaft. Zum Gemahl hatte ihn die gnädge Baroneß nie gemocht, weil der arme Schlucker seinen Adel mit nicht mehr als einundsiebenzig Ahnen belegen konnte und weil der Rest seines Stammbaums durch den scharfen Zahn der Zeit war auf genagt worden.
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Madame la baronne, qui pesait environ trois cent cinquante livres, s’attirait par là une très grande considération, et faisait les honneurs de la maison avec une dignité qui la rendait encore plus respectable. Sa fille Cunégonde, âgée de dix-sept ans, était haute en couleur, fraîche, grasse, appétissante. Le fils du baron paraissait en tout digne de son père. Le précepteur Pangloss était l’oracle de la maison, et le petit Candide écoutait ses leçons avec toute la bonne foi de son âge et de son caractère.

Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolonigologie. Il prouvait admirablement qu’il n’y a point d’effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondes possibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux, et madame la meilleure des baronnes possibles.

utorak, 1. siječnja 2013.

BALZAC, Honore de - "Žena od trideset godina" ("La Femme de trente ans")

DEDIE A LOUIS BOULANGER, PEINTRE.

Chapitre 1

Au commencement du mois d’avril 1813, il y eut un dimanche dont la matinée promettait un de ces beaux jours où les Parisiens voient pour la première fois de l’année leurs pavés sans boue et leur ciel sans nuages. Avant midi un cabriolet à pompe attelé de deux chevaux fringants déboucha dans la rue de Rivoli par la rue Castiglione, et s’arrêta derrière plusieurs équipages stationnés à la grille nouvellement ouverte au milieu de la terrasse des Feuillants. Cette leste voiture était conduite par un homme en apparence soucieux et maladif ; des cheveux grisonnants couvraient à peine son crâne jaune et le faisaient vieux avant le temps ; il jeta les rênes au laquais à cheval qui suivait sa voiture, et descendit pour prendre dans ses bras une jeune fille dont la beauté mignonne attira l’attention des oisifs en promenade sur la terrasse. La petite personne se laissa complaisamment saisir par la taille quand elle fut debout sur le bord de la voiture, et passa ses bras autour du cou de son guide, qui la posa sur le trottoir, sans avoir chiffonné la garniture de sa robe en reps vert. Un amant n’aurait pas eu tant de soin. L’inconnu devait être le père de cette enfant qui, sans le remercier, lui prit familièrement le bras et l’entraîna brusquement dans le jardin. Le vieux père remarqua les regards émerveillés de quelques jeunes gens, et la tristesse empreinte sur son visage s’effaça pour un moment. Quoiqu’il fût arrivé depuis long-temps à l’âge où les hommes doivent se contenter des trompeuses jouissances que donne la vanité, il se mit à sourire.

— L’on te croit ma femme, dit-il à l’oreille de la jeune personne en se redressant et marchant avec une lenteur qui la désespéra.

Il semblait avoir de la coquetterie pour sa fille et jouissait peut-être plus qu’elle des œillades que les curieux lançaient sur ses petits pieds chaussés de brodequins en prunelle puce, sur une taille délicieuse dessinée par une robe à guimpe, et sur le cou frais qu’une collerette brodée ne cachait pas entièrement. Les mouvements de la marche relevaient par instants la robe de la jeune fille, et permettaient de voir, au-dessus des brodequins, la rondeur d’une jambe finement moulée par un bas de soie à jours. Aussi, plus d’un promeneur dépassa-t-il le couple pour admirer ou pour revoir la jeune figure autour de laquelle se jouaient quelques rouleaux de cheveux bruns, et dont la blancheur et l’incarnat étaient rehaussés autant par les reflets du satin rose qui doublait une élégante capote, que par le désir et l’impatience qui pétillaient dans tous les traits de cette jolie personne. Une douce malice animait ses beaux yeux noirs, fendus en amande, surmontés de sourcils bien arqués, bordés de longs cils, et qui nageaient dans un fluide pur. La vie et la jeunesse étalaient leurs trésors sur ce visage mutin et sur un buste, gracieux encore, malgré la ceinture alors placée sous le sein. Insensible aux hommages, la jeune fille regardait avec une espèce d’anxiété le château des Tuileries, sans doute le but de sa pétulante promenade. Il était midi moins un quart. Quelque matinale que fût cette heure, plusieurs femmes, qui toutes avaient voulu se montrer en toilette, revenaient du château, non sans retourner la tête d’un air boudeur, comme si elles se repentaient d’être venues trop tard pour jouir d’un spectacle désiré. Quelques mots échappés à la mauvaise humeur de ces belles promeneuses désappointées et saisis au vol par la jolie inconnue, l’avaient singulièrement inquiétée. Le vieillard épiait d’un œil plus curieux que moqueur les signes d’impatience et de crainte qui se jouaient sur le charmant visage de sa compagne, et l’observait peut-être avec trop de soin pour ne pas avoir quelque arrière-pensée paternelle.
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Chapter I: EARLY MISTAKES

It was a Sunday morning in the beginning of April 1813, a morning which gave promise of one of those bright days when Parisians, for the first time in the year, behold dry pavements underfoot and a cloudless sky overhead. It was not yet noon when a luxurious cabriolet, drawn by two spirited horses, turned out of the Rue de Castiglione into the Rue de Rivoli, and drew up behind a row of carriages standing before the newly opened barrier half-way down the Terrasse de Feuillants. The owner of the carriage looked anxious and out of health; the thin hair on his sallow temples, turning gray already, gave a look of premature age to his face. He flung the reins to a servant who followed on horseback, and alighted to take in his arms a young girl whose dainty beauty had already attracted the eyes of loungers on the Terrasse. The little lady, standing upon the carriage step, graciously submitted to be taken by the waist, putting an arm round the neck of her guide, who set her down upon the pavement without so much as ruffling the trimming of her green rep dress. No lover would have been so careful. The stranger could only be the father of the young girl, who took his arm familiarly without a word of thanks, and hurried him into the Garden of the Tuileries.

The old father noted the wondering stare which some of the young men gave the couple, and the sad expression left his face for a moment. Although he had long since reached the time of life when a man is fain to be content with such illusory delights as vanity bestows, he began to smile.

He seemed to take up the coquette's part for her; perhaps of the two, he was the more gratified by the curious glances directed at those little feet, shod with plum-colored prunella; at the dainty figure outlined by a low-cut bodice, filled in with an embroidered chemisette, which only partially concealed the girlish throat. Her dress was lifted by her movements as she walked, giving glimpses higher than the shoes of delicately moulded outlines beneath open-work silk stockings. More than one of the idlers turned and passed the pair again, to admire or to catch a second glimpse of the young face, about which the brown tresses played; there was a glow in its white and red, partly reflected from the rose-colored satin lining of her fashionable bonnet, partly due to the eagerness and impatience which sparkled in every feature. A mischievous sweetness lighted up the beautiful, almond-shaped dark eyes, bathed in liquid brightness, shaded by the long lashes and curving arch of eyebrow. Life and youth displayed their treasures in the petulant face and in the gracious outlines of the bust unspoiled even by the fashion of the day, which brought the girdle under the breast.

ZOLA, Émile - "Novac" ("L'argent")

I

Onze heures venaient de sonner à la Bourse, lorsque Saccard entra chez Champeaux, dans la salle blanc et or, dont les deux hautes fenêtres donnent sur la place. D’un coup d’œil, il parcourut les rangs de petites tables, où les convives affamés se serraient coude à coude ; et il parut surpris de ne pas voir le visage qu’il cherchait.

Comme, dans la bousculade du service, un garçon passait, chargé de plats :

— Dites donc, M. Huret n’est pas venu ?

— Non, monsieur, pas encore.

Alors, Saccard se décida, s’assit à une table que quittait un client, dans l’embrasure d’une des fenêtres. Il se croyait en retard ; et, tandis qu’on changeait la serviette, ses regards se portèrent au-dehors, épiant les passants du trottoir. Même, lorsque le couvert fut rétabli, il ne commanda pas tout de suite, il demeura un moment les yeux sur la place, toute gaie de cette claire journée des premiers jours de mai. À cette heure où le monde déjeunait, elle était presque vide : sous les marronniers, d’une verdure tendre et neuve, les bancs restaient inoccupés ; le long de la grille, à la station des voitures, la file des fiacres s’allongeait, d’un bout à l’autre ; et l’omnibus de la Bastille s’arrêtait au bureau, à l’angle du jardin, sans laisser ni prendre de voyageurs. Le soleil tombait d’aplomb, le monument en était baigné, avec sa colonnade, ses deux statues, son vaste perron, en haut duquel il n’y avait encore que l’armée des chaises, en bon ordre.

Mais Saccard, s’étant tourné, reconnut Mazaud, l’agent de change, à la table voisine de la sienne. Il tendit la main.

— Tiens ! c’est vous. Bonjour !

— Bonjour ! répondit Mazaud, en donnant une poignée de main distraite.

Petit, brun, très vif, joli homme, il venait d’hériter de la charge d’un de ses oncles, à trente-deux ans. Et il semblait tout au convive qu’il avait en face de lui, un gros monsieur à figure rouge et rasée, le célèbre Amadieu, que la Bourse vénérait, depuis son fameux coup sur les Mines de Selsis. Lorsque les titres étaient tombés à quinze francs, et que l’on considérait tout acheteur comme un fou, il avait mis dans l’affaire sa fortune, deux cent mille francs, au hasard, sans calcul ni flair, par un entêtement de brute chanceuse. Aujourd’hui que la découverte de filons réels et considérables avait fait dépasser aux titres le cours de mille francs, il gagnait une quinzaine de millions ; et son opération imbécile qui aurait dû le faire enfermer autrefois, le haussait maintenant au rang des vastes cerveaux financiers. Il était salué, consulté surtout. D’ailleurs, il ne donnait plus d’ordres, comme satisfait, trônant désormais dans son coup de génie unique et légendaire. Mazaud devait rêver sa clientèle.

Saccard, n’ayant pu obtenir d’Amadieu même un sourire, salua la table d’en face, où se trouvaient réunis trois spéculateurs de sa connaissance, Pillerault, Moser et Salmon.

— Bonjour ! ça va bien ?

— Oui, pas mal… Bonjour !

Chez ceux-ci encore, il sentit la froideur, l’hostilité presque. Pillerault pourtant, très grand, très maigre, avec des gestes saccadés et un nez en lame de sabre, dans un visage osseux de chevalier errant, avait d’habitude la familiarité d’un joueur qui érigeait en principe le casse-cou, déclarant qu’il culbutait dans des catastrophes, chaque fois qu’il s’appliquait à réfléchir. Il était d’une nature exubérante de haussier, toujours tourné à la victoire, tandis que Moser, au contraire, de taille courte, le teint jaune, ravagé par une maladie de foie, se lamentait sans cesse, en proie à de continuelles craintes de cataclysme. Quant à Salmon, un très bel homme luttant contre la cinquantaine, étalant une barbe superbe, d’un noir d’encre, il passait pour un gaillard extraordinairement fort. Jamais il ne parlait, il ne répondait que par des sourires, on ne savait dans quel sens il jouait, ni même s’il jouait ; et sa façon d’écouter impressionnait tellement Moser, que souvent celui-ci, après lui avoir fait une confidence, courait changer un ordre, démonté par son silence.

LEBLANC, Maurice - "Šuplja igla"

Chapitre I
Le coup de feu
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Poglavlje I
Šut
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1. poglavlje
Pucanj
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Raymonde prêta l’oreille. De nouveau et par deux fois le bruit se fit entendre, assez net pour qu’on pût le détacher de tous les bruits confus qui formaient le grand silence nocturne, mais si faible qu’elle n’aurait su dire s’il était proche ou lointain, s’il se produisait entre les murs du vaste château, ou dehors, parmi les retraites ténébreuses du parc.
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Raymonde listened. The noise was repeated twice over, clearly enough to be distinguished from the medley of vague sounds that formed the great silence of the night and yet too faintly to enable her to tell whether it was near or far, within the walls of the big country- house, or outside, among the murky recesses of the park.
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Raymonde slušao. Opet i dvostruko buka je čuo, jasno dovoljno kako bismo mogli odvojiti sve zbunjeni zvukove koji su oblikovali veliku tišinu noći, ali toliko slab da nije mogao reći da li je to blizu ili daleka, ako se to dogodilo unutar zidina ogromnom dvorcu, ili se među mračnim povlači parka.
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Raymonde naćuli uši. Iznova i dvaput zaredom se je čuo šum, dovoljno jasan da ga se je moglo razdvojiti od svih zbunjujućih šumova koji su sačinjavali veliku noćnu tišinu, ali opet tako slab da nije mogla reći da li je bio blizu ili daleko, da li je nastao unutar zidina ogromnog dvorca ili pak van njega, u mračnim kutovima parka.
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Doucement elle se leva. Sa fenêtre était entrouverte, elle en écarta les battants. La clarté de la lune reposait sur un calme paysage de pelouses et de bosquets où les ruines éparses de l’ancienne abbaye se découpaient en silhouettes tragiques, colonnes tronquées, ogives incomplètes, ébauches de portiques et lambeaux d’arcs-boutants. Un peu d’air flottait à la surface des choses, glissant à travers les rameaux nus et immobiles des arbres, mais agitant les petites feuilles naissantes des massifs.
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She rose softly. Her window was half open: she flung it back wide. The moonlight lay over a peaceful landscape of lawns and thickets, against which the straggling ruins of the old abbey stood out in tragic outlines, truncated columns, mutilated arches, fragments of porches and shreds of flying buttresses. A light breeze hovered over the face of things, gliding noiselessly through the bare motionless branches of the trees, but shaking the tiny budding leaves of the shrubs.
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Polako je ustala. Njegov prozor odškrinut je, ona je raširila krila.Mjesečina je na temelju spokojan krajolik travnjaka i šumarcima gdje su razbacane ruševine starog samostana istakla siluete tragične, slomljena stupce, lukovi nepotpune nacrte trijemovima i komadiće letenja stupova. Malo zraka pluta na površini stvari, klizeći kroz grane golih i nepomično stabla, ali maše male ostavlja nastajanju pramenova.
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Tiho je ustala. Njezin je prozor bio odškrinut, ona ga širom otvori. Mjesečina je obasjavala mirni krajolik travnjakâ i šumarakâ, na kome su se isticale tragične siluete ruševina starog samostana - slomljeni stubovi, osakaćeni lukovi, ostaci trijemova i dijelovi poprečnih nosača. Blaga struja zraka klizi po površini stvari, beščujno se provlači kroz gole, nepomične grane stabala, ali pomiče sitno, propupalo lišće na grmovima.
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Et soudain, le même bruit... C’était vers sa gauche et au-dessous de l’étage qu’elle habitait, par conséquent dans les salons qui occupaient l’aile occidentale du château.

Bien que vaillante et forte, la jeune fille sentit l’angoisse de la peur. Elle passa ses vêtements de nuit et prit les allumettes.
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And, suddenly, she heard the same sound again. It was on the left and on the floor below her, in the living rooms, therefore, that occupied the left wing of the house.

Brave and plucky though she was, the girl felt afraid. She slipped on her dressing gown and took the matches.
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I odjednom, ista buka ... To je bio s njegove lijeve strane i ispod poda, gdje je živio, pa je tako u salonima da zauzeli zapadno krilo dvorca.

Iako hrabar i jak, djevojka osjetio tjeskobu straha. Provela joj noćne odjeću i uzeo utakmicu.
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I odjednom, isti šum ... Zvuk je dolazio slijeva i na katu ispod njene sobe, iz salona na zapadnoj strani kuće.

Mada je bila hrabra i jaka, djevojka osjeti tjeskobu straha. Ona navuče svoju noćnu haljinu i uze šibice.
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– Raymonde... Raymonde...

Une voix faible comme un souffle l’appelait de la chambre voisine dont la porte n’avait pas été fermée. Elle s’y rendait à tâtons, lorsque Suzanne, sa cousine, sortit de cette chambre et s’effondra dans ses bras.

– Raymonde... c’est toi ?... tu as entendu ?...

– Oui... tu ne dors donc pas ?

– Je suppose que c’est le chien qui m’a réveillée... il y a longtemps... Mais il n’aboie plus. Quelle heure peut-il être ?
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"Raymonde—Raymonde!"

A voice as low as a breath was calling to her from the next room, the door of which had not been closed. She was feeling her way there, when Suzanne, her cousin, came out of the room and fell into her arms:

"Raymonde—is that you? Did you hear—?"

"Yes. So you're not asleep?"

"I suppose the dog woke me—some time ago. But he's not barking now. What time is it?"
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- Raymonde ... Raymonde ...

Slab glas kao dah zove iz susjednoj sobi, vrata nisu bila zatvorena. Otišla je tamo u mraku, kada je Suzanne, njegov bratić, napustio sobu i srušila u naručje.

- Raymonde ... je da? ... jeste li čuli? ...

- Da ... ne spavati?

- Mislim da je to pas koji me probudio ... davno ... No, on laje više. Što vrijeme može biti?
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- Raymonde ... Raymonde ...


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VERNE, Jules - "20.000 milja pod morem"


CHAPITRE PREMIER - Un écueil fuyant

L’année 1866 fut marquée par un événement bizarre, un phénomène inexpliqué et inexplicable que personne n’a sans doute oublié. Sans parler des rumeurs qui agitaient les populations des ports et surexcitaient l’esprit public à l’intérieur des continents, les gens de mer furent particulièrement émus.
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Erstes Capitel - Eine schweifende Klippe

Ein seltsames Ereigniß, ein unerklärtes, und eine unerklärbare Naturerscheinung, die sich im Jahre 1866 begab, ist ohne Zweifel noch unvergessen. Nicht allein die Bevölkerung der Hafenstädte war durch Gerüchte beunruhigt, im Binnenlande der öffentliche Geist aufgeregt, besonders die Seeleute geriethen in Bewegung.
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CHAPTER 1 - A Runaway Reef

THE YEAR 1866 was marked by a bizarre development, an unexplained and downright inexplicable phenomenon that surely no one has forgotten. Without getting into those rumors that upset civilians in the seaports and deranged the public mind even far inland, it must be said that professional seamen were especially alarmed.
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PRVO POGLAVLJE - zamka bijegu

Godine 1866 obilježio je bizaran događaj, fenomen neobjašnjiv i neobjašnjiv da vjerojatno nitko nije zaboravio. Da ne spominjem glasine koje uznemirena ljudi overexcited luke i javnog duha u unutrašnjosti kontinenata, pomorci posebno su se preselili.
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----- Les négociants, armateurs, capitaines de navires, skippers et masters de l’Europe et de l’Amérique, officiers des marines militaires de tous pays, et, après eux, les gouvernements des divers États des deux continents, se préoccupèrent de ce fait au plus haut point.

En effet, depuis quelque temps, plusieurs navires s’étaient rencontrés sur mer avec « une chose énorme » un objet long, fusiforme, parfois phosphorescent, infiniment plus vaste et plus rapide qu’une baleine.

Les faits relatifs à cette apparition, consignés aux divers livres de bord, s’accordaient assez exactement sur la structure de l’objet ou de l’être en question, la vitesse inouïe de ses mouvements, la puissance surprenante de sa locomotion, la vie particulière dont il semblait doué. Si c’était un cétacé, il surpassait en volume tous ceux que la science avait classés jusqu’alors. Ni Cuvier, ni Lacépède, ni M. Dumeril, ni M. de Quatrefages n’eussent admis l’existence d’un tel monstre — à moins de l’avoir vu, ce qui s’appelle vu de leurs propres yeux de savants.

À prendre la moyenne des observations faites à diverses reprises — en rejetant les évaluations timides qui assignaient à cet objet une longueur de deux cents pieds, et en repoussant les opinions exagérées qui le disaient large d’un mille et long de trois, — on pouvait affirmer, cependant, que cet être phénoménal dépassait de beaucoup toutes les dimensions admises jusqu’à ce jour par les ichthyologistes, — s’il existait toutefois.

Or, il existait, le fait en lui-même n’était plus niable, et, avec ce penchant qui pousse au merveilleux la cervelle humaine, on comprendra l’émotion produite dans le monde entier par cette surnaturelle apparition. Quant à la rejeter au rang des fables, il fallait y renoncer.

En effet, le 20 juillet 1866, le steamer Governor-Higginson, de Calcutta and Burnach steam navigation Company, avait rencontré cette masse mouvante à cinq milles dans l’est des côtes de l’Australie. Le capitaine Baker se crut, tout d’abord, en présence d’un écueil inconnu ; il se disposait même à en déterminer la situation exacte, quand deux colonnes d’eau, projetées par l’inexplicable objet, s’élancèrent en sifflant à cent cinquante pieds dans l’air. Donc, à moins que cet écueil ne fût soumis aux expansions intermittentes d’un geyser, le Governor-Higginson avait affaire bel et bien à quelque mammifère aquatique, inconnu jusque-là, qui rejetait par ses évents des colonnes d’eau, mélangées d’air et de vapeur.
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----- Traders, brodovlasnici, zapovjednici brodova, skipere i majstora u Europi i Americi, mornaričkih časnika iz svih zemalja vojnih, a nakon njih, vlade raznih država na dva kontinenta, su zabrinuti o toj činjenici Najviša točka.

Doista, za neko vrijeme, nekoliko brodova je naišao na moru s "ogromnim stvar" dugo objekta, vretenast, povremeno fosforescentan, i beskrajno veće i brže od kita.

Činjenice koje se odnose na ovaj ukazanja, zabilježen je u raznim zapisnika, dogovoreno prilično točno strukturu objekta ili je u pitanju, na neviđenu brzinu kretanja, iznenađujuću moć kretanja, život što je činilo posebno nadaren. Ako je to bio kit, ali iznad volumena i one koje znanost ranije klasificirani. Ni Cuvier ni Lacepede, ni gospodin Dumeril niti M. de Quatrefages nije priznala postojanje takvog monstruma - osim ako ste vidjeli, što se naziva vidio vlastitim očima znanstvenika.

Da bi se prosjek zapažanjima u različitim vremenima - odbija bojažljivog procjene koji dodijeljene ovom objektu duljinu od dvjesto metara, a pritom pretjerana mišljenja koja kažu milje širok i tri duge - mogli tvrde, međutim, da to bude fenomenalno daleko premašila sve dimenzije priznao je do sada ichthyologists - ako postoji, međutim.

Međutim, to je činjenica sama po sebi više nije bio deniable, i sa ovom divnom ovisnosti koja raste ljudski mozak, možemo razumjeti emocije proizvedena u svijetu po ovom nadnaravnom ukazanju. Što se tiče odbijanja među bajke, on je morao odustati.

Doista, 20. srpnja 1866, parobrod guverner Higginson, Calcutta i parom orijentacija Burnach Tvrtka, sreo ovu kreće masa pet milja na istočnoj obali Australije. Kapetan Baker misli, prije svega, u prisustvu nepoznatog greben, on je čak morao odrediti njegovu točnu poziciju kada se dvije kolone vode, planirani po neobjašnjivog objekta, požurio zviždanje na sto i pedeset metara u zrak. Dakle, osim ako je to greben bio predmet prekidima u gejzir, guverner Higginson morali nositi doista neke vodene sisavaca, nepoznate do tada, koji je bacio svoju OTVORI vodenom stupcu, pomiješana s zrak i pare.
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Die Kaufleute und Rheder, Schiffsherren, Patrone und Kapitäne in Europa und Amerika, Officiere der Kriegsmarine aller Länder, und dann die Staatsregierungen der beiden Welttheile widmeten der Sache im hohen Grade ihr Interesse.

Die Thatsache ist, daß seit einiger Zeit manche Schiffe auf hoher See einem »enormen Gegenstand« begegneten, lang, spindelförmig, mitunter phosphorescirend, unendlich größer und rascher als ein Wallfisch.

Die Angaben über diese Erscheinung, wie sie in den Schiffsbüchern verzeichnet wurden, betrafen mit ziemlicher Genauigkeit die Structur des fraglichen Gegenstandes oder Geschöpfes, die unerhörte Schnelligkeit und erstaunliche Kraft seiner Bewegungen, die besonderen Lebensäußerungen, welche ihm eigenthümlich schienen. War es ein Thier von der Wallfischgattung, so übertraf es an Umfang weit alle von der Wissenschaft bisher verzeichneten. Cuvier, Lacépède, Dumeril, Quatrefages – hätten sicher die Existenz eines solchen Ungeheuers nicht gelten lassen – sofern sie es nicht selbst gesehen, d. h. mit eigenen kundigen Augen gesehen.

Lassen wir die ängstlichen Schätzungen, welche diesem Gegenstand zweihundert Fuß beimaßen, bei Seite, verwerfen die übertriebenen Angaben von der Breite einer Meile und der Länge dreier – und halten uns an das Durchschnittliche der wiederholt gemachten Beobachtungen, so könnte man doch behaupten, daß dieses phänomenale Wesen – sofern es existirte – alle von den Ichthyologen bisher angenommenen Dimensionen bei Weitem übertraf.

Aber es existirte; die Thatsache an sich war nicht in Abrede zu stellen, und bei der Neigung, womit sich die Menschen dem Wunderbaren zuwenden, begreift man leicht die Bewegung, welche diese übernatürliche Erscheinung in der ganzen Welt hervorbrachte. Sie in's Reich der Fabeln zu verweisen, ging schon nicht mehr an.
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Traders, shipowners, captains of vessels, skippers, and master mariners from Europe and America, naval officers from every country, and at their heels the various national governments on these two continents, were all extremely disturbed by the business.

In essence, over a period of time several ships had encountered "an enormous thing" at sea, a long spindle-shaped object, sometimes giving off a phosphorescent glow, infinitely bigger and faster than any whale.

The relevant data on this apparition, as recorded in various logbooks, agreed pretty closely as to the structure of the object or creature in question, its unprecedented speed of movement, its startling locomotive power, and the unique vitality with which it seemed to be gifted. If it was a cetacean, it exceeded in bulk any whale previously classified by science. No naturalist, neither Cuvier nor Lacépède, neither Professor Dumeril nor Professor de Quatrefages, would have accepted the existence of such a monster sight unseen-- specifically, unseen by their own scientific eyes.

Striking an average of observations taken at different times-- rejecting those timid estimates that gave the object a length of 200 feet, and ignoring those exaggerated views that saw it as a mile wide and three long--you could still assert that this phenomenal creature greatly exceeded the dimensions of anything then known to ichthyologists, if it existed at all.

Now then, it did exist, this was an undeniable fact; and since the human mind dotes on objects of wonder, you can understand the worldwide excitement caused by this unearthly apparition. As for relegating it to the realm of fiction, that charge had to be dropped.
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